En cas de divorce en régime de communauté, les époux restent solidairement responsables des dettes contractées ensemble ou pour le ménage tant que la liquidation du régime n’a pas été faite. Comprendre les règles qui encadrent cette solidarité est essentiel pour anticiper d’éventuelles conséquences financières post-divorce.
Durant le régime de communauté, toute dette contractée par l’un ou l’autre des époux dans l’intérêt du foyer engage les deux conjoints. Lors d’une séparation, cette solidarité demeure jusqu’à la liquidation de la communauté. Cela signifie que les créanciers peuvent réclamer le paiement de toute dette commune à l'un ou l'autre des ex-époux.
Des cas exceptionnels existent ; par exemple, si une dette a été contractée exclusivement pour l’acquisition d’un bien personnel, elle pourrait être considérée comme propre et n’engager que celui à l’initiative. Toutefois, la plupart des contrats de crédits, impôts ou charges courantes restent partagés. Il est donc crucial de faire établir un état précis des dettes lors de l’entame de la procédure, et d’envisager une répartition équitable lors de la liquidation. Le recours à un avocat en divorce permet de sécuriser cette démarche et d’éviter des conflits persistants.
Sur le plan du conseil juridique, il est également recommandé de consulter un professionnel du droit de la famille pour organiser au mieux les conséquences financières et parentales de la séparation.
La désolidarisation d’une dette commune n’est pas automatique après le divorce. Sauf accord du créancier, chaque ex-époux reste responsable vis-à-vis de celui-ci, même si un partage a été convenu devant le notaire. En revanche, un accord peut être négocié pour que la dette soit reprise par un seul des ex-partenaire.
Face à la complexité du divorce en régime de communauté et à la gestion des dettes communes, bénéficier d’un accompagnement juridique rigoureux s’avère précieux. Maître Christelle Rossi-Laborie, avocat dans le droit de la famille à Aix-en-Provence, assure la défense des intérêts des particuliers et des professionnels lors des procédures de divorce, ainsi que durant la liquidation du régime matrimonial. Elle propose des solutions amiables lorsque cela est possible, et intervient en cas de procédure judiciaire, notamment dans le cadre de la répartition des dettes communes. Faire appel à son savoir-faire garantit une gestion sécurisée, équitable et conforme à la législation en vigueur.