La procédure devant la CIVI et celle devant le tribunal correctionnel diffèrent fondamentalement, tout particulièrement en matière d’indemnisation d’une victime et de traitement du litige. Comprendre ces distinctions permet d’opter pour la voie la plus adaptée selon la nature de l’affaire.
La CIVI (Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions) est compétente pour indemniser rapidement et efficacement les victimes d’infractions pénales, notamment lorsqu’elles ne peuvent obtenir réparation auprès de l’auteur, insolvable ou inconnu. Cette procédure est souvent privilégiée pour obtenir la réparation d’un préjudice corporel résultant d’une agression, sans attendre une condamnation pénale.
À l’inverse, la procédure devant le tribunal correctionnel a pour but de juger l’auteur de l’infraction. Elle permet de prouver la faute inexcusable ou la responsabilité pénale, et d’obtenir des dommages et intérêts via la constitution de partie civile.
Oui, une victime peut engager les deux procédures parallèlement. Toutefois, le montant accordé par la CIVI sera ajusté si des dommages et intérêts sont octroyés par le tribunal correctionnel, pour éviter une double indemnisation.
Faire face à des procédures devant la CIVI ou le tribunal correctionnel nécessite de connaître précisément les droits de la victime et les démarches à suivre. Maître Christelle Rossi-Laborie, avocat en droit de la construction au Barreau d'Aix-en-Provence, accompagne les professionnels et les particuliers dans la gestion de leurs litiges : malfaçons, vices cachés, responsabilité des constructeurs ou encore pénalités de retard. Son expertise garantit une appréciation stratégique des recours les plus pertinents, afin de protéger vos intérêts et d’obtenir une réparation adaptée selon chaque situation.